Tourné vers la chanson française, ROÉ signe un concept album sur le thème de l’amour fou.
De ballades en clair-obscur (Sous les draps, Ultima), à un registre pop hispanisant et flamboyant (Carmen, Un baiser, Bomba, J’aime regarder Madame), en passant par des valses lentes et obsédantes (Encore !, Squaw boussole, Combien est-il), ROÉ affirme par ce nouvel album une palette musicale riche et colorée. De Sale attente, véritable pépite aux accents nougaresques, au swing manouche de A Nîmes, il nous entraîne dans un voyage musical dans les régions du cœur, celui d’une femme, sa muse, celui de toutes les femmes.
Ses mots décolletés flashent les oreilles et toujours au pluriel
Elle parle des hommes, se moque ad libidum, c’est pas bien vu des femmes
« Que c’est affreux dites que cette Aphrodite mon Pedro surexcite ! »
Lourdes sont les charges sur les fiers outrages qui débordent son corsage
Trop pleins de superbe, gonflés de provoquer des tripotées de pensées
Du bout de la langue elle mouille sa bouche, elle aime susciter
Carmen joue la chienne, Carmen veut qu’on l’aime
Carmen joue sa vie, se donne la comédie, elle rêve d’être une autre
Argile elle attend le sculpteur charmant qui lui donnera un sens
Mais on ne lui propose toujours que le même rôle, les dialogues du vagin
Tourner sans tabous a corps éperdu, le très coquin de sort
De l’iningénue nue sans dessous dessus plus starlette que Scarlett
Mimer dans le noir la reine du boulard fait pas cramer les planches
Carmen joue la chienne, Carmen veut qu’on l’aime
Qui n’est pas son type fait le qui connaît le rituel de la rebelle
Qui a vu la marque en forme de barque tout au bas de ses reins
Qui sait que la drôlesse l’est en vérité moins qu’elle ne veut le montrer
Mille mains sacrilèges rêvent d’en faire le siège, de se plonger dans le piège
Il n’y a pas que des gentils qui frottent leur vie aux murs de son exil
Parfois même c’est elle qui cherche les emmerdes, n’importe quoi sauf l’ennui
Carmen joue la chienne, Carmen veut qu’on l’aime
Elle en a vu d’autres et de mâle en mâle ses espoirs elle trimballe
Tout de bout en bout des 400 coups sans jamais tenir le bon
Elle brûle aux néons des rades a boisson son destin de papillon
Une guitare appelle elle déploie ses ailes elle s’étire vers le ciel
Derrière l’éventail son enfance braille des souvenirs qui l’assaillent
Oui, par tous les seins ! elle veut qu’on l’aime, mais elle ne s’aime pas
Carmen joue la chienne, Carmen veut qu’on l’aime
Au 421 Cité des Antonins la mène son chemin
Là, à l’angle du bistrot elle darde un édito à un petit salaud
Elle ne tombe pas la figure, reboussière posture sa bouche le fulgure
Je le jure sur la tour Magne quand la foire l’empoigne l’esprit du Ché la gagne !
A Nîmes elle trime pour des picholines
A Nîmes elle traîne son âme victime de Donquichottisme
Elle jubile à Pentecôte reins cambrés tête haute dans les rues parpaillotes
A chacun son carnaval, masquée derrière l’alcool, normale égale folle.
D’irréductibles barbares pissent sur le trottoir au coin du boulevard
Pas frais comme des gardois, ronds comme Carré d’Art, faut le boire pour le croire
Elle n’est pas très catholique son âme préhistorique a l’ivresse érotique
Elle met les pieds dans les pas des romains d’autrefois, jusqu’à tomber elle boit
A Nîmes elle trime pour des picholines
A Nîmes elle traîne son âme victime de Donquichottisme
Nîmes c’est sa capitale, elle tisse dans son étoile son destin de cigale
Les cerveaux partent à Paris, elle reste avec Eddie, Roé, Gilles et Denis
Là où les rêves s’arriment de bonheur anonyme chaque âme est une énigme
Elle referme ses volets sans s’occuper de toi sans s’occuper de moi
A Nîmes elle trime pour des picholines
A Nîmes elle traîne son âme victime de Donquichottisme
Notre ombre tourne autour de nous, notre corps est cadran solaire
Un peu nerveux il attend, il pressent que plus rien n’est prudent
Sous la mer immense du ciel, voila que le désir monte aux lèvres
Voila ton miroir, voila mon miroir, ils se reflètent à l’envi
Notre corps moite moite en silence s’emboîte
Notre sang bat le tambour, la vie appelle à l’amour
34 muscles pour un baiser, pour se sentir en vie
(baiser) Pour lui dire merci, (baiser) on en a très envie d’un
Baiser, un frisson de volupté, (baiser) c’est pourquoi nous sommes nés
(baiser) pour nous sexorciser, un baiser
Près de la plage du Grand Travers, deux égos tombent en poussière
L’été peint des points de fleurs de couleurs Renoir sur l’horizon
Qui est l’abeille qui est la fleur ? un long éclair au fond du coeur
Sous un arrosoir de brûlante lumière l’asphalte fond
Notre corps moite moite en silence s’emboîte
Notre sang bat le tambour, la vie appelle à l’amour
34 muscles pour un baiser, pour se sentir en vie
(baiser) Pour lui dire merci, (baiser) on en a très envie d’un
Baiser, un frisson de volupté, (baiser) c’est pourquoi nous sommes nés
(baiser) pour nous sexorciser, un baiser
L’ombre s’est cachée pour de bon, même la mer rêve de glaçon
Je sens tes seins lourds sur ma chair, tout mon coeur est entre tes lèvres
Deux langues tournent une clé, l’espoir prodigue la becquée
C’est la plus belle après midi de juillet de toute ma vie.
Notre corps moite moite en silence s’emboîte
Notre sang bat le tambour, la vie appelle à l’amour
34 muscles pour un baiser, pour se sentir en vie
(baiser) Pour lui dire merci, (baiser) on en a très envie d’un
Baiser, un frisson de volupté, (baiser) c’est pourquoi nous sommes nés
(baiser) pour nous sexorciser, un baiser
Deux noirs soleils, deux noirs brûloirs éclairent ma vie en plein phare
Ils guident chacun de mes pas dans les pénombres du hasard.
Aéroports vers l’infini d’où je m’envole dans ton ciel
Là où mon âme se déplie et nage haut dans ta lumière.
Encore, je veux ton regard encore
Et me voir dans tes fenêtres l’homme que je voudrais être
Encore, je veux que ton regard encore
M’emplisse de ce mystérieux désir d’être meilleur
Deux noirs soleils, deux noirs miroirs moirés de reflets insoumis
Deux aimants de tendresses d’enfant qui tourneboulent ma chimie
Alors le mal se fait la malle, le temps s’effiloche, il recule
Alors tout est simple clair léger, je pourrais presque aimer le monde entier
Encore, je veux ton regard encore
Et me voir dans tes fenêtres l’homme que je voudrais être
Encore, je veux que ton regard encore
M’emplisse de ce mystérieux désir d’être meilleur
Deux noirs soleils, gouttes de nuit encrent ma plume de mélodies
Que tu habilles de courage, tu es dans chacune de mes pages.
Deux noirs soleils quand vient le soir à l’amour deviennent plus noirs
Tendus vers l’instant le plus doux où l’oeil ne cligne plus du tout
Encore, je veux ton regard encore
Et me voir dans tes fenêtres l’homme que je voudrais être
Encore, je veux que ton regard encore
M’emplisse de ce mystérieux désir d’être meilleur
Je tourne la tête il fait grand nuit, trop tard pour regagner la vraie vie
Je reste là, à chercher quoi ?
Il manque une note il manque un mot, ça galope dans mon cerveau
Qui met la gomme et le rabot
Non pas pour avoir un nom de rue, je me fous d’être un mal entendu
Je veux même si je perds à trouver que ce satané texte soit achevé
Madame est fan elle défend mon talent
Madame est fan elle s’escrime pour que je m’exprime
Pourquoi me retrousser le cœur sans un mouchoir sur ma pudeur
Pâture à moqueurs et voleurs ?
Parait que si ma chanson finit bien aucun des miens ne manquera de rien
Ya qu’à se baisser de quelques pieds
Je ne veux pas croire que le destin de l’art soit de finir pub tôt ou tard !
Et moi qui sème tant de portées sans que ce satané texte soit achevé
Madame est fan elle défend mon talent
Madame est fan elle s’escrime pour que je m’exprime
O vanitas vanitatum!
Dans la marge j’écris à l’étroit, elle se bat pour ne pas que j’en reste là
Avec tout les beautés qu’elle a
Elle sait accompagner mes doutes sans une note de déroute
Quand je n’ai plus de pain sur les planches
A chercher même plus que la beauté et plus que l’immortalité
Chercher même si c’est à n’y rien piger à ce que ce satané texte soit achevé
Madame est fan elle défend mon talent
Madame est fan elle s’escrime pour que je m’exprime
Elle est ma muse, mon idole, ma Bora Bora, mon atoll
Elle est mon sexe, mon symbole
Elle est ma squaw, ma boussole
Mais ce soir est soir de bémol, une fièvre vinicole la gremline ma parole
Elle est ma squaw ma boussole
Le moindre mot se vérole, décamisole une bestiole qui son moral vitriole
Elle est ma squaw ma boussole.
Ma fada, mon archifolle, elle a le vin qui torgnole, c’est pas bon pour ma gloriole
Elle est ma squaw ma boussole.
Elle me traite de mariole, roi du licol, de la geôle, la nuit vire au hard rock ‘n roll
Elle est ma squaw ma boussole.
Le bonheur ça se bricole, ça s’ décolle et ça s’ recolle, devinez qui l’ rafistole ?
Elle est ma squaw ma boussole.
Dehors la lune s’est levée, en bas les enfants sont couchés
Les deux armures ont été déposées, les deux moitiés se sont retrouvées
Les tâches de la journée sont lavées, encore un jour de gagné au sablier
Nos silhouettes tout doucement se sertissent sous les grands draps blancs.
Sous les draps la cérémonie
Sous les draps notre corps serti
Sous les draps au fond de la nuit
Je mords fort ma langue pour ne pas dire…
Aimantée par la chaleur de sa peau ma main caresse le creux de son dos
J’adore me fœtuser tout contre elle, je n’en dirai pas plus c’est sexuel
Parfois elle me redonne la main alors je pose l’autre sur son sein
Parfois je traîne les yeux grands ouverts, parfois je la rejoins dans un rêve
Sous les draps la cérémonie
Sous les draps notre corps serti
Sous les draps au fond de la nuit
Je mords fort ma langue pour ne pas dire…
Seul son souffle entrefend le silence, la chambre est devenue immense
Autour de notre vaisseau tout est noir, j’ai encore envie de la voir
Nos corps se touchent même de dos j’ai tellement besoin de sentir sa peau
Bientôt le sommeil va nous séparer, faudra bien laisser l’amour reposer
Sous les draps la cérémonie
Sous les draps notre corps serti
Sous les draps au fond de la nuit
Je mords fort ma langue pour ne pas dire…
Elle sourit, alanguie, rêve t-elle d’Orient Express ?
D’une aurore boréale, traîneau et valse impériale ?
Suite royale, paquebot, la belle vie de château ?
Taj Mahal sous la lune, faire les courses à Pampelune?
Rêver c’est fait pour être rêvé, c’est pas cher
Cinq étoiles, tout le meilleur le plus exquis le suprême
Cinq étoiles, c’est le moins qu’il faut offrir a une reine
Excusez-moi du peu pour chaque seconde qu’elle passe
Là dans l’injustice de la deuxième classe
Johnny Depp, Adrian, rêve t-elle des marches de Cannes?,
Robe Lacroix, haute cuisine, jet privé, muraille de Chine ?
Rêve t elle d’un Gauguin ? Nager avec les dauphins ?
Danser nue dans le désert ? Faire l’amour en stratosphère ?
Rêver c’est fait pour être rêvé, c’est pas cher
Cinq étoiles, tout le meilleur le plus exquis le suprême
Cinq étoiles, c’est le moins qu’il faut offrir a une reine
Excusez-moi du peu pour chaque seconde qu’elle passe
Là dans l’injustice de la deuxième classe
Dans le parc, étonnée près de son cinquième mari
Elle sourit, un avion dans le ciel dessine son nom
Elle sifflote en peignant nos arrière petits enfants
Tellement belle a cent ans, rêve t-elle qu’on se bécote ?
Rêver c’est fait pour être rêvé, ce n’est pas cher
Cinq étoiles, tout le meilleur le plus exquis le suprême
Cinq étoiles, c’est le moins qu’il faut offrir a une reine
Excusez-moi du peu pour chaque seconde qu’elle passe
Là dans l’injustice de la deuxième classe
Au bout d’une laisse tu tiens mon cortex
Tu as ravi mes neurones, je sur-réactionne
En manque de toi, pourquoi t’es pas là ?
J’ai beau faire n’importe quoi, je n’ pense qu’à ça
A mon corps dépendant il faut ton traitement
Je suis ton impatient compulsivement.
C’est que de la chimie dit l’académie
Si tu m’hallucines c’est la phénylethylamine
C’est que de la chimie, de la pharmacie
Tu es le sens de ma vie
Dieu, je ne veux pas croire que nous c’est pas de la magie !
Tu joues au docteur c’est plein de douceur
Y a pas plus antimal que ton corps médical
Tes douces phéromones transportent mes hormones
Tu me fais voyager, pas besoin de bouger
Grand cas tu fais de moi, j’en fais l’expérience
Je te prends tous les soirs, pas besoin d’ordonnance
C’est que de la chimie dit l’académie
Si tu m’hallucines c’est la phénylethylamine
C’est que de la chimie, de la pharmacie
Tu es le sens de ma vie
Dieu, je ne veux pas croire que nous c’est pas de la magie !
Tes bras tes guiboles je veux pour camisole
A ta peau sur ma peau je veux rester accro
Cet effet que tu me fais je ne peux pas m’en passer
C’est la belle âme qui t’anime, ma vraie héroïne
Qui me soigne aux rayons de ton grand soleil
Sa bonne composition en moi fait merveille
C’est que de la chimie dit l’académie
Si tu m’hallucines c’est la phénylethylamine
C’est que de la chimie, de la pharmacie
Tu es le sens de ma vie
Dieu, je ne veux pas croire que nous c’est pas de la magie !
Tout est propre dans cette salle et ça fait des heures que je reste assis là au malheur sans nouvelle, ça sent la javel
Il fait un peu froid en enfer, je me tords les doigts dans ce grand garage où donc es tu mon amour ?
Doucement ta main a glissé, lentement ils t’ont emmenée
Tout est blanc mes joues sont mouillées, je m’abîme dans mes pensées
Dans la sale attente même l’été c’est l’hiver
Dans la sale attente pauvre ou riche on pleure misère
Dehors les nuages noirs ne se décident pas, une porte est entrouverte, une télé braille.
Au dessus de toi une pièce de monnaie est en train de rouler
Pile c’est rien, face c’est...
Ce sera pile, ce sera pile
Doucement je rentre et m’effraye dans ta chambre clignotent tant d’appareils !
J’ai compris, tout peut être pire
Le moindre mal, c’est le mieux, à choisir
Dans la sale attente même l’été c’est l’hiver
Dans la sale attente pauvre ou riche on pleure misère
Et si c’était vrai que la plaie on se la crée ? Je n’ai pas su te protéger ça me mord le cœur
Je repense à tes mots « Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça mon amour, n’aie pas peur »
J’ai tellement peur sans toi je suis peu
Doucement ta main m’a serré, lentement tu t’es réveillée
Doucement je t’ai embrassé, lentement tu t’es habillée
Adieu toubib, pas d’au revoir, adieu toubib à jamais
Adieu toubib, pas d’au revoir, ici on ne mettra plus un pied
Aux noires fleurs de tes yeux, Ultima !
Les noires fleurs de tes yeux parfument toute ma vie de leur bouquet ténébreux
Deux aimants deux émois, deux negrissimes feux
Hautes portes de tes cieux
Olé ! vive ton âme
Olé ! vive tes baisers
Olé ! à tes six lettres gravées au creux de mon être : Ultima
Sur le rubis de ta bouche, Ultima !
Je dessinerai un sourire d’un doigt léger, d’une touche
Au mauvais calendrier, j’effacerai les soupirs
Rien ne ridera ton rire
Olé ! vive ton âme
Olé ! vive tes baisers
Olé ! à tes six lettres gravées au creux de mon être : Ultima
Et ton ombre et la mienne Ultima !
Frangines épicuriennes, cinq mille et six cent semaines
Et de jour et de nuit, on célébrera la vie
Comme au tout premier délice.
Olé ! vive ton âme
Olé ! vive tes baisers
Olé ! à tes six lettres gravées au creux de mon être : Ultima
Et sans la moindre pudeur, Ultima !
Je pleurerai si tu pleures, si tu ris, je rirai aussi
Ne t’éloigne pas de moi, avec toi s’en va la joie
Tout est pluie quand t’es pas là
Olé ! vive ton âme
Olé ! vive tes baisers
Olé ! à tes six lettres gravées au creux de mon être : Ultima
Elle descend la rue du marché, une amie de chaque coté
Elle parle fort avec les mains le langage de nos anciens
Elle aime ce rythme alphabet qu’elle conjugue sans compter
Un coup de main sans théorème = soustraction de problème
Si tu veux lui prêter main forte vas donc te joindre à son escorte
Où chacun se secoue les os à métronomer des bravos
Ne perds pas de temps à compliquer, arme toi de simplicité
Evite tous les contretemps, le seul bon temps c’est le présent
Elle veut que tu lui chantes quelque chose
Faut y aller vas y vas, mets y la dose
Elle se fout que tu chantes bien pourvu que tu chantes un peu coquin
Lalala et bomba la rumba !
Elle aime applaudir fort la vie avec des gestes papillon
Flanquer de belles corrections aux vieilles pendules de l’ennui
Elle divise l’éternité en mille échos d’humanité
Elle claque les désespérances, elle choque les indifférences
Oui, t’as percuté ça dégomme, tu pimentes le jeu de paume
Tu sens ces dix doigts de piquant qui font bien circuler le sang
Le sommeil a très peur de vous frotte toi s’en les mains et joue
Des airs bien jubilatoires pas au répertoire des conservatoires.
Elle veut que tu lui chantes quelque chose
Faut y aller vas y vas, mets y la dose
Elle se fout que tu chantes bien pourvu que tu chantes un peu coquin
Lalala et bomba la rumba !
Et tape le temps qui va ! Et vive ce qui est bon !
J’aime regarder Madame écouter lorsqu’elle danse
Ma guitare qui lui lance des baisers remplis de flammes
Ses gestes sont chauds comme l’enfer, elle tourne dans la lumière
On croirait qu’elle se désape, et c’est tant pis pour les myopes
Ce n’est que de la rumba ma belle, le son que je préfère devant l’éternel.
Ce n’est que de la musique canaille, pour danser l’amour, y a que ça qui vaille
J’aime regarder Madame faire l’ange qui se damne
J’aime comme elle remonte sa jupe bien au dessus des genoux, ça raffûte !
Crois moi personne ne zappe quand dans les notes elle drape
Son train de cadence infernale, sacripant valseur étoile.
Ce n’est que de la rumba ma belle, le son que je préfère devant l’éternel.
Ce n’est que de la musique canaille, pour danser l’amour, y a que ça qui vaille
Brûlant est le ventilateur, entends-tu jouer le piano ?
Brûlant est le ventilateur, entends-tu jouer les bongos ?
J’aime regarder madame, j’aime comme elle remue sa beauté
J’aime comme elle étend les ailes, personne ne bouge comme elle
Elle est ma plus belle guitare, chaque geste est une phrase
Par delà les chemins tracés pas à pas je piste ses pieds
Ce n’est que de la rumba ma belle, le son que je préfère devant l’éternel.
Ce n’est que de la musique canaille, pour danser l’amour, y a que ça qui vaille
Combien est-il à notre histoire ?
Quinze heures dix, minuit moins le quart ?
Que dit le chronométreur, où est l’aiguille au compteur ?
Quel jour est-il à notre histoire ?
On se croit jeudi c’est dimanche soir
On se croit l’après-midi et déjà c’est la nuit
Combien de temps m’est-il alloué pour profiter de votre beauté Madame ?
Quel mois sommes-nous ma chère et tendre ?
La mi-septembre ou fin décembre ?
J’espère bien être en retard que dit la boite noire ?
Quel plat est-il au grand festin ?
J’ai beau manger j’ai encore faim
Où en est notre programme, combien encore de gammes ?
Combien de temps m’est-il alloué pour profiter de votre beauté Madame ?
Combien est-il ma très très chère?
On se croit l’été et c’est l’hiver
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